Une préoccupation permanente, une priorité pour l'infirmière
La douleur est une expérience à la fois universelle et totalement intime. La définir reste un exercice complexe auquel se sont confrontés philosophes, poètes, religions et médecines empiriques avant qu'elle ne soit devenue objet de sciences puis de santé publique.
Volonté éthique et humaniste, la lutte contre la douleur en France est un droit fondamental de toute personne.
Enjeu de santé publique dès 1993, c'est à partir de 1998 que des programmes nationaux d'action ont été successivement mis en place :
La loi relative à la politique de santé publique l'a insérée comme l'un de ses 100 objectifs prioritaires.
Le plan de 2006-2010 repose sur l'amélioration de la prise en charge de la personne douloureuse et doit être soutenu par une mobilisation des professionnels de santé.
Une connaissance partagée sur la douleur, un langage commun, des attitudes professionnelles cohérentes, une meilleure utilisation des médicaments, une coordination active et des interventions tracées, doivent concourir à la réussite de cette politique.
Au coeur de l'équipe pluridisciplinaire et au plus près du patient, l'infirmière des centres de santé, dont la mission en matière de prise en charge de la douleur et définie dans le Code de la santé publique, doit rassembler les informations qui induisent cet état douloureux pour participer à la mise en oeuvre de stratégies de traitement.
A travers sa relation de confiance avec le patient et sa connaissance du milieu social, familial et environnemental, son action soignante améliorera considérablement la qualité de vie du patient douloureux.