Mois sans tabac 2026 : comment l'infirmier libéral peut accompagner ses patients vers l'arrêt du tabac
Orion Santé

- Mois sans tabac 2026 : le calendrier en trois temps
- Pourquoi participer à Mois sans tabac augmente les chances d'arrêt
- Un infirmier libéral peut-il prescrire des substituts nicotiniques ?
- Comment relayer Mois sans tabac auprès de vos patients ?
- Se former pour prescrire et accompagner le sevrage tabagique
- Sources
Les inscriptions à Mois sans tabac 2026 sont ouvertes depuis le 1er octobre 2026 sur mois-sans-tabac.fr, pour un défi collectif de 30 jours sans tabac en novembre. Pour vous, infirmière ou infirmier libéral, ce rendez-vous a une dimension très concrète : vous faites partie des professionnels autorisés à prescrire les substituts nicotiniques, remboursés à 65 % par l'Assurance Maladie sur prescription.
Porté par Santé publique France et le ministère chargé de la Santé, en partenariat avec l'Assurance Maladie, Mois sans tabac fête sa 11e édition. Selon Santé publique France (communiqué du 1er octobre 2026), plus d'un fumeur quotidien sur deux (55 %) souhaite arrêter de fumer. Calendrier, chiffres clés, règles de prescription et de remboursement, ressources à transmettre : voici l'essentiel pour votre pratique.
À retenir
• Inscriptions ouvertes depuis le 1er octobre 2026, arrêt du tabac pendant tout le mois de novembre (Santé publique France, ARS Grand Est).
• Les infirmiers peuvent prescrire les traitements nicotiniques de substitution (TNS) depuis la loi du 26 janvier 2016 (Assurance Maladie).
• Les TNS inscrits sur la liste des produits remboursables sont pris en charge à 65 % sur prescription depuis le 1er janvier 2019, sans plafond annuel.
• Aide gratuite pour vos patients : le 39 89 (Tabac info service), l'application d'e-coaching et le site tabac-info-service.fr.
Mois sans tabac 2026 : le calendrier en trois temps
Mois sans tabac s'organise en trois temps : la préparation en octobre, l'arrêt en novembre et la clôture début décembre, comme le rappelle l'ARS Grand Est dans sa présentation de l'édition 2026.
En parallèle, Santé publique France diffuse du 1er octobre au 1er novembre 2026 la campagne « Devenir ex-fumeur » (TV, digital, affichage), qui met en avant les aides disponibles (Santé publique France).
Pourquoi participer à Mois sans tabac augmente les chances d'arrêt
Arrêter de fumer pendant 30 jours multiplie par cinq les chances d'arrêter à long terme, selon les données reprises par Santé publique France. Les chiffres officiels ci-dessous peuvent vous aider à présenter le dispositif à vos patients.
L'enjeu reste majeur : malgré une légère diminution par rapport à 2015, le tabac est responsable de plus de 68 000 décès prématurés en 2023, soit 11 % de la mortalité totale (dossier Tabac de Santé publique France).
Un infirmier libéral peut-il prescrire des substituts nicotiniques ?
Oui. La loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé autorise les infirmiers à prescrire les traitements nicotiniques de substitution, en plus des médecins et des sages-femmes (Assurance Maladie). Une prescription par l'un des professionnels habilités est nécessaire pour que le patient bénéficie du remboursement (ameli.fr).
Quels substituts nicotiniques sont remboursés ?
Depuis le 1er janvier 2019, les TNS inscrits sur la liste des spécialités remboursables sont pris en charge à 65 % sur prescription par l'Assurance Maladie obligatoire. L'ancien forfait d'aide au sevrage de 150 € par an a disparu, la prise en charge n'est plus plafonnée et le prix de ces produits est le même sur tout le territoire (Assurance Maladie). Le ticket modérateur peut être pris en charge par la complémentaire santé du patient (ameli.fr).
La liste à jour des substituts nicotiniques pris en charge est consultable sur la page de l'Assurance Maladie dédiée au sevrage tabagique. Les précisions sur les produits non remboursés figurent dans l'espace pharmacien d'ameli.fr.
Ce que recommande la Haute Autorité de santé
Les substituts nicotiniques sont le traitement médicamenteux de première intention du sevrage tabagique recommandé par la HAS (grade A). La HAS préconise de combiner des formes orales (gommes, comprimés, pastilles, inhaleurs ou sprays buccaux) à des patchs, comme le rappelle l'Assurance Maladie. Selon ameli.fr, les substituts nicotiniques augmentent les chances de réussir à arrêter de fumer de 50 à 70 %.
À noter : la varénicline, autre traitement du sevrage tabagique remboursé à 65 % dans ses indications, est délivrée uniquement sur prescription médicale (Assurance Maladie, espace médecin).
Comment relayer Mois sans tabac auprès de vos patients ?
Octobre est le moment de proposer l'inscription, novembre celui de soutenir les participants au quotidien (ARS Grand Est). Lors de l'édition 2025, l'Assurance Maladie invitait déjà les professionnels habilités à prescrire des TNS à interroger leurs patients sur leur motivation à arrêter et à les inciter à participer au défi (ameli.fr).
En pratique : les ressources gratuites à transmettre
• L'inscription au défi sur mois-sans-tabac.fr, avec des outils et des conseils pratiques pour chaque participant.
• Le 39 89, numéro d'aide à distance de Tabac info service : accompagnement gratuit par un tabacologue et suivi personnalisé. Appel non surtaxé, du lundi au samedi de 8 h à 20 h.
• L'application d'e-coaching Tabac info service, qui propose un programme gratuit pour optimiser les chances d'arrêt.
• Le site tabac-info-service.fr : témoignages, questions-réponses et outils d'accompagnement.
• L'espace professionnels de Tabac info service, pour télécharger ou commander des supports à remettre à vos patients.
Sources : Santé publique France, ARS Grand Est.
Se former pour prescrire et accompagner le sevrage tabagique
Prescrire un substitut nicotinique ne se résume pas à rédiger une ordonnance : il faut évaluer le statut tabagique, repérer la motivation du patient, choisir les formes adaptées et assurer le suivi. Mois sans tabac est une bonne occasion de vérifier que vous maîtrisez ce cadre.
Créé en 2003 sous l'impulsion de deux infirmiers libéraux, Orion Santé propose la formation « Le sevrage tabagique du patient suivi par une infirmière libérale ». Elle aborde les bases neurobiologiques de la dépendance à la nicotine, l'évaluation du statut tabagique, les outils de motivation à l'arrêt et les stratégies de sevrage, avec un focus sur le rôle de l'infirmier dans la prescription de substituts nicotiniques et des cas pratiques.
Le sevrage tabagique du patient suivi par une infirmière libérale
• Connaître la place du tabagisme en santé publique et les moyens de prévention et de contrôle du tabac.
• Connaître les mécanismes de la dépendance et la pharmacologie de la nicotine.
• Connaître les effets somatiques et psychologiques du tabagisme.
• Connaître les rôles et missions de l'infirmière dans le sevrage tabagique, en lien avec son rôle autonome.
• Maîtriser la prescription des substituts nicotiniques.
Formation affichée comme finançable par le FIF-PL dans le catalogue Orion Santé, sous réserve de validation de la prise en charge par l'organisme financeur. Dates, format et modalités : consultez la fiche formation ou les modalités de financement.
Vous souhaitez maîtriser l'ensemble de vos droits de prescription ? Découvrez aussi la formation sur la prescription infirmière, ou trouvez la formation adaptée à votre pratique.
Sources
• Santé publique France, dossier thématique Tabac
• Assurance Maladie, La prise en charge du sevrage tabagique (exercice coordonné)
• Assurance Maladie, Arrêt du tabac : quelle prise en charge pour les substituts nicotiniques ?
• Assurance Maladie, Substituts nicotiniques (espace pharmacien)
• Assurance Maladie, La prise en charge du sevrage tabagique (espace médecin)
• Orion Santé, fiche formation « Le sevrage tabagique du patient suivi par une infirmière libérale »